Séminaire EHESS 2005-2006

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Traiter statistiquement des individus en histoire (EHESS)

Pistes bibliographique - Individus, sources, échantillons

  • Historique très clair sur la prosopographie, avec une riche bibliographie : Christophe Charle, « Prosopography (collective biography) », in International Encyclopedia of the Social and Behavioral Sciences, Oxford, Elsevier Science Ltd, 2001, vol. 18, pp. 12236-12241 [je peux faire circuler une version française au coup par coup auprès des personnes intéressées].

  • Un guide (bibliographie et sources) qui reste très utilisable, en même temps que le témoin d’un moment de la recherche : Christophe Charle, Jean Nagle, Marc Perrichet, Michel Richard, Denis Woronoff, Prosopographie des élites françaises (xvie-xxe siècles). Guide de recherche, Paris, CNRS–IHMC, 1980.

  • Prosopographie pure (fiches) vs. recherche à base de prosopographie : comparer par exemple Romuald Szramkiewicz, Les régents et censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et l'Empire, Genève, Droz, 1974 et Alain Plessis, Régents et gouverneurs de la Banque de France sous le Second Empire, Genève, Droz, 1985, ou encore Christophe Charle, Dictionnaire biographique des universitaires aux xixe et xxe siècles, 1., La Faculté des lettres de Paris : 1809-1908, Paris, INRP-CNRS, 1985, et Christophe Charle, Les Élites de la République : 1880-1900, Paris, Fayard, 1987.

  • Réflexion sur les apports et les impasses d’une source nominative « classique » : Vincent Gourdon, Scarlett Beauvalet et François-Joseph Ruggiu (dir.), Liens sociaux et actes notariés dans le monde urbain en France et en Europe, Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2004 [quelques études de cas et surtout des articles d’historiographie] ; pour des études de cas faisant « malgré tout » un bel usage de ce type de sources voir par exemple Annales de démographie historique, dossier « Histoire de la famille et analyse de réseaux », n° 1, 2005.

  • Quelques recherches usant efficacement, de façon plus ou moins quantifiée, d’actes notariés ou de reconstitutions de familles : Claire Dolan, Le notaire, la famille et la ville. Aix-en-Provence à la fin du xvie siècle, Toulouse, Presses de l’Université du Mirail, 1998 ; Lilyan Brudner and Douglas White, « Class, Property and Structural Endogamy: Visualizing Networked Histories », Theory and Society, 26, 1997, p. 161-208 ; Solveig Fagerlund, « Women and Men as Godparents in an Early Modern Swedish Town », The History of the Family, 3, 2000, p. 347-357.

  • Sur les difficultés d’interprétations des « liens » mentionnés dans les sources : Karen V. Hansen and Cameron L. Macdonald, « Surveying the Dead Informant: Quantitative Analysis and Historical Interpretation », Qualitative Sociology, 18, 1995, p. 227-236 ; Naomi Tadmor, Family and Friends in Eighteenth-Century England: Household, Kinship, and Patronage, New York, Cambridge University Press, 2001.

  • Pour se donner une idée des apports possibles d’une prosopographie massive, mais réfléchie et problématisée : Darrett B. Rutman and Anita H. Rutman, A Place in Time: Middlesex County, Virginia, 1650-1750, New York, Norton, 1984 ; Carola Lipp et Lothar Krempel, « Petitions and the Social Context of Political Mobilization in the Revolution of 1848/49. A Microhistorical Actor Centered Network Analysis », International Review of Social History Supplement, n° 9, 2001, p. 151-170 ; Carola Lipp, « Kinship Netorks, Local Government, and Elections in a Town in Southwest Germany, 1800-1850 », Journal of Family History, October 2005, p. 347-365.

  • À propos des dossiers de personnel : La Gazette des Archives, n° 198, 3e trimestre 2005, dossier « De la série à l’individu. Archives du personnel et archives orales » ; Catherine Omnès, Ouvrières parisiennes. Marchés du travail et trajectoires professionnelles au 20e siècle, Paris, Éditions de l’Ehess, 1997 ; Peter Scholliers, Wages, Manufactures and Workers in the Nineteenth-Century Factory: the Voortman Cotton Mill in Ghent, Oxford-Washington D.C., Berg publishers, 1996.

  • À propos des sources de type Who’s who, listes d’administrateurs ou de membres : comment les utiliser : Luc Boltanski, « L’espace positionnel. Multiplicité des positions institutionnelles et habitus de classe », Revue française de sociologie, janvier-mars 1973, pp. 3-26 ; Mark S. Mizruchi, The American Corporate Network: 1904-1974, Berverly Hills, Sage, 1982 ; Naomi Rosenthal, David McDonald, Michele Ethier, Meryl Fingrutd and Roberta Karant, « Structural Tensions in the Nineteenth-Century Women’s Movement », Mobilization, vol. 2, n° 1, March 1997, p. 21-46.

  • … et comment réfléchir sur elles tout en les utilisant : Pierre-Paul Zalio, « Un monde patronal régional dans les années 1930. Une perspective configurationnelle », in Bernard Convert (dir.), Repenser le marché, Paris, L’Harmattan, Cahiers lillois d’économie et de sociologie, n° 41, 2003, p. 137-176 ; Mark S. Mizruchi, “What Do Interlocks Do? An Analysis, Critique, and Assessment of Research on Interlocking Directorates”, Annual Review of Sociology, vol. 22, 1996, p. 271-298.

  • Des usages atypiques des généalogies : Peter S. Bearman, Relations into Rhetorics. Local Elite Structure in Norfolk, England, 1540-1640, New Brunswick, Rutgers University Press, 1993.

  • … et de sources judicaires : Karen Barkey, « The Use of Court Records in the Reconstruction of Village Networks: A Comparative Perspective », The International Journal of Comparative Sociology, 32, 1991, p. 195-216 ; Karen Barkey and Ronan van Rossem, « Networks of Contention: Villages and Regional Structures in the Seventeenth-Century Ottoman Empire », The American Journal of Sociology, 102(5), March 1997, p. 1345-1382.

  • Des propositions d’usages systématiques des journaux intimes, correspondances, etc. : Thierry Rentet, “Network Mapping: Ties of Fidelity and Dependency among the Major Domestic Officers of Anne de Montmorency”, French History, vol. 17, n°2, June 2003, p. 109-126 ; Pierre-Yves Beaurepaire et Dominique Taurisson (éd.), Les ego-documents à l’heure de l’électronique. Nouvelles approches des espaces et des réseaux relationnels, Montpellier, Presses universitaires de Montpellier, 2003, p. 535-544 et www.egodoc.revues.org/octobre2002/.

Mise en ligne le 19 mars 2006.