Séminaire ENS 2005-2006

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L’histoire et l’historien face au quantitatif (ENS)

Pistes bibliographiques - Analyse de réseaux et histoire

  • Site introductif en français, bonne bibliographie en sociologie et forum de discussion : http://www.univ-lille1.fr/gares/

  • Tout et le reste sur l'analyse de réseaux, dont des cours et des logiciels : http://www.insna.org/

  • Récente synthèse très pédagogique et critique : Pierre Mercklé, Sociologie des réseaux sociaux, Paris, La Découverte, coll. « Repères », 2004

  • Pour aller un peu plus loin : Alain Degenne et Michel Forsé, Les réseaux sociaux, Paris, Armand Colin, 2e éd. 2004 [plus « lien social »] ; Emmanuel Lazega, Réseaux sociaux et structures relationnelles, Paris, PUF, 1998 [plus « économie et organisations »].

  • Bonnie H. Erickson, “Social Networks and History. A Review Essay”, Historical Methods, Summer 1997, vol. 30, n° 3, p. 149-157. [courte présentation très pédagogique]

  • Mustafa Emirbayer and Jeff Goodwin, “Network Analysis, Culture and the Problem of Agency”, The American Journal of Sociology, 99, 1994, p. 1411-1454. [plus ardu, mais une très belle réflexion sur les modèles causaux implicites de l'analyse de réseaux, entre autres]

  • Claire Lemercier, « Analyse de réseaux et histoire », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 52-2, avril-juin 2005, p. 88-112. [c'est surtout une bibliographie commentée]

  • Claire Lemercier, « Analyse de réseaux et histoire de la famille : une rencontre encore à venir ? », Annales de démographie historique, 2005, n° 1, p. 7-31 [à paraître dans un numéro « réseaux » comprenant plusieurs études empiriques ; résumé et bibliographie ici]

  • Michael C. Alexander and James A. Danowski, “Analysis of Ancient Networks: Personal Communications and the Study of Social Structure in a Past Society”, Social Networks, 12, 1990, p. 313-335 [étude simple et claire proposant l'utilisation, comme source, d'une correspondance]

  • Karen Barkey and Ronan van Rossem, “Networks of Contention: Villages and Regional Structures in the Seventeenth-Century Ottoman Empire”, The American Journal of Sociology, 102(5), March 1997, p. 1345-1382 [sans adhérer forcément aux conclusions très générales tirées de l'étude, on peut admirer l'inventivité de la méthode utilisant des archives judiciaires]

  • Pierre-Yves Beaurepaire et Dominique Taurisson (éd.), Les ego-documents à l'heure de l'électronique. Nouvelles approches des espaces et des réseaux relationnels, Montpellier, Presses universitaires de Montpellier, 2003 et www.egodoc.revues.org/octobre2002/ [proposition de formalisations simples à partir de correspondances et journaux intimes]

  • Lilyan Brudner and Douglas White, “Class, Property and Structural Endogamy: Visualizing Networked Histories”, Theory and Society, 26, 1997, p. 161-208 [pas facile à lire, mais il en vaut la peine, un bon exemple sur la façon de revisiter des généalogies – avec des données exceptionnellement riches il est vrai].

  • Mario Diani and Doug McAdam (eds.), Social Movements and Networks. Relational Approaches to Collective Action, Oxford/New York, Oxford University Press, 2003 [somme représentative des travaux, variés, des spécialistes des mouvements sociaux : réflexions théoriques sur les liens entre réseaux et identités aussi bien qu'études empiriques ; à noter en particulier celles de Charles Tilly (étude de pétitions, réseaux de mots) et de Mary Jane Osa (liens entre organisations d'opposition en Pologne)].

  • Claire Dolan, « Actes notariés, micro-analyse et histoire sociale : réflexions sur une méthodologie et une pratique », in Vincent Gourdon, Scarlett Beauvalet et François-Joseph Ruggiu (dir.), Liens sociaux et actes notariés dans le monde urbain en France et en Europe, Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2004, p. 139-151 [un récit d'expérience suggérant la prudence vis-à-vis de cette source ; disponible ici]

  • Solveig Fagerlund, « Women and Men as Godparents in an Early Modern Swedish Town », The History of the Family, 2000, 3, p. 347-357 [un bon exemple de ce qui peut se faire de mieux à un niveau d'étude très « micro » et peu formalisé]

  • Georg Fertig, « Zwischen Xenophobie und Freundschaftspreis: Landmarkt und familiäre Beziehungen in Westfalen, 1830-1866 », Jahrbuch für Wirtschaftsgeschichte, Heft 1, 2005, p. 53-76 [une étude remarquable par sa rigueur méthodologique – méthode un peu élaborée utilisant des régressions – et la finesse de ses conclusions]

  • Claire Lemercier et Paul-André Rosental, « "Pays" ruraux et découpage de l'espace : les réseaux migratoires dans la région lilloise au milieu du XIXe siècle », Population, 55 (4‑5), 2000, p. 691-726 [proposition d'application à l'étude de flux migratoires].

  • Mark S. Mizruchi, The American Corporate Network: 1904-1974, Berverly Hills, Sage, 1982 [étude de liens entre conseils d'administration qui reste une référence, car vraiment attentive à l’histoire et pas seulement théorisante ; très claire en outre sur les méthodes ; peut être complétée, pour qui s'intéresse au sujet, par Mark S. Mizruchi, “What Do Interlocks Do? An Analysis, Critique, and Assessment of Research on Interlocking Directorates”, Annual Review of Sociology, vol. 22, 1996, p. 271-298]

  • John F. Padgett and Christopher K. Ansell, “Robust Action and the Rise of the Medici, 1400-1434”, American Journal of Sociology, 98, 1993, p. 1259-1319 [un grand classique pas très facile à lire mais incontournable]

  • Alberto Palloni, Douglas S. Massey, Miguel Ceballos, Kristin Espinosa et Michael Spittel, “Social Capital and International Migration: A Test Using Information on Family Networks”, American Journal of Sociology, 5, 2001, p. 1262-1298 [le point sur une autre stratégie pour intégrer les liens sociaux dans des analyses quantifiées, à base de régressions plutôt que d'analyse de réseaux]

  • Thierry Rentet, “Network Mapping: Ties of Fidelity and Dependency among the Major Domestic Officers of Anne de Montmorency”, French History, vol. 17, n°2, June 2003, p. 109-126 [techniquement très simple mais très fin sur le fond, fondé sur l'étude de correspondances]

  • Naomi Rosenthal, Meryl Fingrutd, Michele Ethier, Roberta Karant and David McDonald, “Social Movements and Network Analysis: A Case Study of Nineteenth-Century Women’s Reform in New York State”,  The American Journal of Sociology, 90, 1985, p. 1022-1054 ; Naomi Rosenthal, David McDonald, Michele Ethier, Meryl Fingrutd and Roberta Karant, “Structural Tensions in the Nineteenth-Century Women’s Movement”, Mobilization, vol. 2, n° 1, March 1997, p. 21-46 [un vrai modèle d’études de liens entre organisations, à l’échelle nationale puis locale]

  • David A. Smith and Douglas R. White, “Structure and Dynamics of the Global Economy: Network Analysis of International Trade 1965-1980”, Social Forces, vol. 70, n°4, June 1992, p. 857-893 [un exemple d'étude de flux commerciaux en termes de réseaux, qui montre bien les différents apports de la méthode]

  • Douglas R. White and H. Gilman McCann, “Cites and Fights: Material Entailment Analysis of the Eigtheenth-Century Chemical Revolution”, in Barry Wellman and Steven Berkowitz, Social Structures: A Network Approach, Cambridge, Cambridge University Press, 1988, p. 380-399 [avec une méthode originale – mais pas facile – pour l'étude des citations, une vraie étude d'histoire des sciences].

  • Pierre-Paul Zalio, « Un monde patronal régional dans les années 1930. Une perspective configurationnelle », in Bernard Convert (dir.), Repenser le marché, Paris, L’Harmattan, Cahiers lillois d’économie et de sociologie, n° 41, 2003, p. 137-176 [vision subtile des sociabilités et des positions multiples des « élites », avec une méthode simple]

Documents annexes